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Secrets de plantes

Pourquoi privilégier les huiles essentielles plutôt que les parfums de synthèse ?

Naturel contre synthétique : ce que contient réellement une bougie parfumée, ce qu'une étiquette dit et ce qu'elle tait, et pourquoi « naturel » ne signifie pas « sans précaution ».

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Une bougie parfumée d'entrée de gamme repose le plus souvent sur deux ingrédients dont on parle peu. La paraffine d'abord, un dérivé du raffinage pétrolier, dont la combustion produit davantage de suie que celle d'une cire végétale — c'est elle qui noircit le pourtour du verre et, à la longue, les murs autour. Le parfum ensuite, désigné sur l'étiquette par le seul mot « parfum » ou « fragrance », un terme qui peut recouvrir plusieurs dizaines de molécules sans qu'aucune ne soit nommée. Certaines de ces compositions ont recours à des phtalates comme fixateurs, pour que l'odeur tienne dans la durée. Le règlement européen impose de déclarer une liste d'allergènes reconnus dès qu'ils dépassent un certain seuil, mais tout le reste peut rester couvert par le secret de formule.

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Lire une étiquette : ce qui est nommé, ce qui ne l'est pas

Une essence naturelle ne joue pas dans la même catégorie, et pour une raison simple : elle est traçable. Une huile essentielle de lavandin porte un nom botanique, une origine, une date de distillation, un lot. On sait de quelle plante elle vient et qui l'a récoltée. Une cire de tournesol ou de soja brûle sans dérivé de pétrole, à température plus basse, ce qui laisse le parfum se libérer sans être brutalisé par la chaleur. Il faut cependant dire les choses honnêtement : naturel ne veut pas dire inoffensif. Les huiles essentielles contiennent elles aussi des allergènes — linalol, limonène, géraniol — que nous déclarons sur nos étiquettes précisément parce qu'ils y sont. Elles demandent une pièce aérée, de la prudence pendant la grossesse et en présence de jeunes enfants ou d'animaux. Une essence puissante mérite le même respect qu'un médicament de plante : ce n'est pas parce qu'elle vient du végétal qu'elle est anodine.

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De la plante au flacon : une chaîne que l'on peut nommer

Ce qu'il faut regarder, alors, tient en trois réflexes. La nature de la cire, qui doit être nommée — « cire végétale de tournesol » et non « cire » tout court. La liste des allergènes, dont la présence est un bon signe : une étiquette qui n'en déclare aucun est plus souvent le signe d'une déclaration incomplète que d'une composition irréprochable. Et l'origine des matières, que le fabricant doit pouvoir vous dire. Chez Myalem, chaque exemplaire porte un numéro de lot qui ouvre sa fiche complète sur le site : la liste des matières, leur origine, leur lot d'origine et sa date de durabilité. Nos compositions associent des huiles essentielles biologiques et, pour certaines notes que la distillation ne sait pas rendre, des fragrances d'origine naturelle — nous préférons vous le dire plutôt que d'entretenir un flou qui nous arrangerait.

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